L’essence dans la peinture à l’huile

Pour fabriquer un médium à peindre (substance qui permet de délayer la peinture sur la palette), il y a une règle officielle: 1 volume d’huile pour 2 volumes d’essence.
Il existe plusieurs types d’essences:

  • L’essence de térébenthine
    C’est la plus traditionnelle dans le monde de la peinture à l’huile. Elle est extraite de térébenthine sur gemmes de pin vivant. Elle est connue depuis l’antiquité. C’est un liquide incolore à forte odeur caractéristique. L’essence de térébenthine initie la siccativation de la peinture à l’huile. Elle amène une consistance onctueuse à la pâte.
  • L’essence de térébenthine rectifiée
    Elle est rectifiée pour devenir incolore et très fluide.
  • L’essence de pétrole
    L’essence de pétrole est issue de distillats de pétrole liquide. Elle n’a aucune action siccative. Elle se substitue à l’essence de térébenthine pour les allergiques (asthmatiques) pour leur permettre de peindre à l’huile. Elle est bonne pour les vernis à tableaux et pour nettoyer les pinceaux en cours de travail car elle sèche rapidement. Elle ne doit pas être utilisée avec de la peinture à séchage rapide.
  • L’essence d’aspic
    L’essence d’aspic est extraite des fleurs de lavande aspic dans les Alpes françaises et/ou en Espagne. Elle amène à réduire la quantité d’huile dans le médium et à diminuer le jaunissement de l’huile. C’est un liquide incolore à jaune pâle à forte odeur. Son pouvoir solvant est plus prononcé que l’essence de térébenthine. C’est un solvant très mordant pour les sous-couches moins sèches.
  • Essence sans odeur
    Pour les peintres sensibles à l’odeur de l’essence.
  • Essence de térébenthine citron
    Pour alléger l’odeur de la térébenthine

Attention! L’essence ne doit pas être jetée dans l’évier après usage. C’est un produit toxique à conserver dans un récipient dédié pour l’amener en déchèterie. Je préconise une bouteille où je verse mon médium, huile et essence après séance.

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