L’encre

L’encre, de manière générale, est un produit connu depuis l’Antiquité. Elle présente un usage intéressant pour l’écriture et le dessin avec une longévité très forte (selon le pigment avec lequel elle a été préparée). L’encre se décline aujourd’hui sous plusieurs formes grâce à différents liants qui ont permis de la modifier et de fait, envisager de nouvelles techniques et de nouveaux produits. Contrairement à la peinture qui offre la possibilité de travailler en couches épaisses, l’encre est toujours utilisée en couches fines, transparentes ou opaques. Elle se conserve à vie.

Petit historique de l’encre

En Occident, les Egyptiens ont commencé à utiliser l’encre 4000 ans avant Jésus-Christ et elle reste une encre à base de carbone et de gomme arabique jusqu’au XIIe siècle. Progressivement, elle se voit remplacée par du noir de fumée et de gomme pour l’écriture des scribes mais aussi des moines copistes. En Orient, c’est l’encre de Chine qui est utilisée pour l’écriture et le dessin vers le XVIIIe siècle avec Jésus-Christ. Elle se présentait alors sous la forme de bâtonnet et sa formulation n’a eu cesse d’être améliorée au fil des siècle.
Elle prend réellement son essor lorsqu’elle sert de technique d’écriture et d’illustration et que sa production suit fidèlement la multiplication d’utilisateurs.

Formulation de l’encre

L’encre est fabriquée avec un pigment ou colorant qui va lui donner sa couleur mais aussi sa résistance à la lumière. On trouve des encres de couleur comme le brou de noix, la sépia, le noir de fumée, le noir de carbone et du blanc de titane, etc. Le liant peut être de la gomme arabique, un alcool, un liant acrylique, de la colle de peau ou de poisson, selon l’encre que l’on veut obtenir.

Les différentes encres disponibles sur le marché

Actuellement, nous trouvons beaucoup de types d’encres dans le monde de l’écriture et les Beaux-Arts.

  • L’encre de Chine (je vous invite à lire l’article sur l’encre de Chine) et sa déclinaison de couleurs (sépia, rouge, jaune, etc) et ses multiples propriétés.
  • L’encre pour stylo-bille: c’est une encre grasse qui résiste mal à l’exposition à la lumière. Il est peu recommandé de passer dessus avec une peinture au risque de voir l’encre baver. Elle sert non seulement à l’écriture mais aussi au dessin chez certains artistes. On peut obtenir de jolis croquis réalisés à l’encre de stylo-bille.
  • L’encre aquarelle (je vous invite là aussi à lire l’article sur l’encre aquarellable)
  • L’encre acrylique: la plus récente à arriver sur le marché, l’encre acrylique se présente sous la formule de pigment + liant acrylique. Elle se destine plutôt à la peinture travaillée en fines couches et se mélange avec de l’eau au besoin pour réaliser des glacis. On peut la travailler à la plume mais c’est souvent le pinceau qui reste l’instrument principal. Voir l’article ici: l’encre acrylique.
  • L’encre des feutres à alcool: elle obéit à la formulation de colorant + alcool. Elle a la propriété de sécher très vite en étant absorbée par le papier. Le temps de travail « dans le frais » est donc très réduit. Elle ne résiste pas à l’exposition à la lumière (voir l’article sur le feutre à alcool)
  • L’encre des marqueurs fins: elle est variable selon l’usage. Certaines vont résister à l’eau, d’autres à l’alcool et encore d’autres aux deux. L’encre est soit à base de pigment soit à base de colorant + alcool.

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